« Ko ni ya ye ko bi taa bôra, kunu de diara » ce qui veut dire que « si un événement a de l’affluence aujourd’hui, c’est qu’il a été apprécié hier ».
Vous vous demandez sûrement pourquoi je suis devenue soudainement si sage aujourd’hui pour vous sortir des pproverbes bambaras de nos vieux ! C’est qu’aujourd’hui, je vais vous parler de ce blog et de l’histoire derrière son nom.

Un nom qui prend tout son sens
Au début de la création de « Adiara », je n’étais pas vraiment inspirée pour le nom, mais plus j’écrivais, plus il prenait du sens. Adiara, c’est le diminutif de mon prénom Adiaratou, qui a un premier sens profond en Islam venant du nom Hagar (femme du Prophète Ibrahim psl). Le deuxième sens, en bambara, « a diara » veut dire simplement « apprécié ».
C’est là le sens des choses : ici au Mali, on fait toujours en sorte que lorsqu’on convie des gens dans nos cérémonies ou nos activités, ils trouvent cela agréable, bien, appréciable… et c’est cette valeur que je souhaite faire perpetuer !
Le Diatiguiya : vous êtes mes rois
Un nom, une histoire, des abonnés… les personnes qui me suivent et me lisent sont très précieuses. Comme on le dit : « on ne paie jamais assez quelqu’un qui prend l’initiative de venir vers nous ». « A diara gne », signifie « ça me fait plaisir » votre attention.
Rien ne se fait par hasard. On dit souvent que même les plus petits détails recouvrent beaucoup de sens. Sur Adiara, je ferai toujours en sorte que vous appréciez, et je serai très heureuse d’avoir votre retour sur mes contenus.

On dit « A diara » quand on est satisfait, quand on est content d’un événement, quand nos attentes sont comblées.
Dans notre société, cet élément est d’une grande importance. C’est pourquoi on a en bambara le « djatigiya » ou « accueil » (comme le teranga chez les Sénégalais). Le bon accueil, que ce soit pour nos connaissances ou des étrangers, est un devoir. On se doit d’être courtois et chaleureux envers cette personne qui s’est donné la peine de nous visiter.
Cette personne est donc roi, ses désirs sont des ordres ! On lui fait le thé, accompagné de cacahuètes ou de petites croquettes pour faire plaisir. On lui fait goûter nos spécialités locales : du riz ou du djouka (ce plat délicieux à base de fonio et d’arachide), accompagné de jus de bissap, de gingembre ou de tamarin… on ne peut qu’apprécier.

Garder l’humain au cœur du blog
C’est ainsi : on se doit de témoigner du respect à notre visiteur quel que soit son statut social, car l’humanité est au-dessus de tout. Pas de rendez-vous, on ne t’informe même pas parfois de la visite, mais on t’accueille quand même à la maison !

C’est une des valeurs que j’apprécie beaucoup au Mali et dans certains pays en Afrique.
Malheureusement, cet humanisme et ces valeurs disparaissent petit à petit avec l’urbanisation. Chacun préfère rester chez soi au lieu du partage et de la chaleur humaine.
Très bientôt, je compte d’ailleurs approfondir tout cela avec vous en parlant de nos ethnies, de leurs pratiques, des interdits, mais aussi de nos parures, de nos tissus et jus traditionnels.
Bref, j’espère que mes articles de blog « diara i ye » (te plaisent). Tout ça pour donner le sens du nom de mon blog😂.. oui, ça en valait la peine non !
Salut mes chers rois et reines, si tu n’es pas encore abonné, fait le 😉 et ne manque pas une immersion culturelle en Afrique et dans le monde car sur Adiara, les plus belles histoires sont avec vous❤️
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