On se lève chaque matin avec une seule idée en tête : prouver. Prouver qu’on peut tout porter, qu’on peut contribuer à chaque dépense, qu’on est cette femme forte, 100 % productive, celle qui n’est jamais un « poids ».
On s’injecte ce mantra : « Si tu fais quelque chose, fais-le bien. » Alors on donne tout. On vide nos batteries jusqu’à la dernière barre, convaincues que notre valeur dépend de ce que l’on produit.
Mais un matin, le moteur explose.

Je me suis réveillée et je n’étais plus qu’un bloc de pierre. Paralysée. Clouée au lit par une force invisible. J’ai lutté, j’ai rampé jusqu’au mur pour essayer de me mettre debout, m’accrochant au béton comme à une bouée de sauvetage. Et là, le choc : mes muscles se sont raidis d’un coup, une sensation terrifiante que je n’avais jamais connue. Je suis tombée.
Je suis restée là, couchée au sol, face à l’impuissance.
C’est dans ce silence, le visage contre le carrelage, que la vérité m’a frappée : j’ai passé ma vie à courir après une perfection qui s’en moque si je meurs. J’ai souri, j’ai dit « tout va bien » pendant des mois, puisant dans mes dernières miettes d’énergie pour être présente, pour être « utile ».
Mais la vérité est violente : pendant que tu tues ta santé pour être à la hauteur, le monde, lui, ne retient que tes manquements dès que tu ralentis.
On oublie tout. On oublie qu’avoir des jambes qui marchent, un dos qui tient et un souffle fluide est une fortune immense. On sacrifie ce luxe pour des applaudissements qui s’éteignent dès que l’on tombe.
J’arrête de donner plus que je n’ai à offrir.
Je ne renonce pas à mes ambitions, je renonce au sacrifice inutile. Je choisis de respirer. Je choisis d’aller à mon rythme, même si ce rythme dérange ceux qui ne voient en moi qu’une ressource à épuiser.

Si tu me lis et que tu te sens sur le point de craquer : regarde le sol avant qu’il ne t’attrape. Ta santé n’est pas un outil de travail, c’est ton seul véritable héritage. Si demain tu n’es pas « productive », ne t’excuse pas. Dis-toi juste : « Je suis en vie, je peux me tenir debout, et c’est déjà une victoire. »
Ma course imaginaire s’arrête ici. Il est temps de mieux vivre, enfin.
Bonjour les amis, je sais que vous êtes là ❤️, vous qui à chaque articles cliquiez sur like😊, votre soutien me motive à chaque fois et je suis contente d’être parmi vous🫶. Merci beaucoup !
Laisser un commentaire