Immersion Mali : de Bamako aux champs de mil de Fana et Ségou.
Au début, j’étais d’une humeur maussade, la fatigue et l’ennui d’un quotidien lassant se reflétaient dans mon regard. Je ne savais pas que s’annonçait l’un des voyages les plus marquants de ma vie.
Dès l’instant où nous avons laissé derrière nous le tumulte de Bamako, quelque chose a changé. L’air, la lumière… C’était comme si la terre elle-même me tendait la main. Une promesse silencieuse : celle d’une bonne fortune qui s’annonçait. Malgré l’objectif professionnel, j’ai décidé de saisir chaque seconde. L’aventure commençait.

Fana : Les premières leçons de la terre
La route vers le cercle de Fana, dans la région de Dioïla, était une toile verte. Le paysage était verdoyant et chaleureux ; la nature s’étirait à perte de vue.
À notre arrivée au motel, nous avons eu droit à un accueil chaleureux. J’ai vu des arbres fruitiers dont nous consommons les fruits tous les jours sans jamais avoir vu les plantes, comme le goyavier. J’ai même touché un petit serpent, chose que je n’avais jamais faite, cette sensation, je ne vous dis pas, essayez voir !

Foloda : Une leçon de respect pour le vivant
À notre arrivée au village de Foloda, des femmes braves toutes souriantes et énergiques nous attendaient. Nous sommes allés ensemble visiter leurs champs de coton, de gombo, de maïs, de mil et de sorgho.. une variété de cultures, la richesse de la culture malienne s’étalait devant moi.

C’est là que j’ai réalisé à quel point la vie citadine nous rend aveugles. Au milieu des parcelles, j’avais du mal à distinguer le mil du sorgho, ces céréales si essentielles, tant elles se ressemblaient.

J’ai vu de grosses fourmis que l’on évitait d’écraser, ainsi que de jolis papillons qui menaient leur cours de vie quotidienne. Ce fut un rappel du respect des êtres vivants de la nature qui, tout comme nous, ont une vie. J’ai été beaucoup marquée par cette attention particulière.
Le soleil était ardent, et nous avons parcouru des kilomètres à pied dans les champs garnis d’arbres et de différentes cultures.
À un moment donné, je me suis assise, enlevant mes chaussures pour avoir un contact direct avec le sol, la terre. Le sentiment fut requinquant ; j’étais remplie d’une énergie toute nouvelle et débordante. Les femmes ont chanté en chœur, et nous avons chanté, ri et applaudi tous ensemble.
Ces femmes et hommes font un travail essentiel pour notre alimentation au quotidien. Ils cultivent plusieurs hectares et sont formés à faire face aux imprévus tels que les insectes ou d’autres maladies. Ils vendent leurs produits et en tirent profit grâce à des associations comme Sasakawa Africa Association qui les accompagnent tout au long du processus.
Monzonblena : La solidarité au service de l’économie
Le deuxième village de Fana que nous avons visité était Monzonblena. La découverte devenait de plus en plus belle, malgré la fatigue.

Dans ce village, les femmes occupent une place très importante : elles cultivent, transforment les produits et les vendent. Elles ont de grands cœurs et sont très courageuses ; elles nous ont accueillis très chaleureusement. Ce qui a le plus attiré mon attention était cette solidarité entre les hommes et les femmes.
Celles-ci ont cuisiné plusieurs plats, dont le tô (ou bouillie de céréales) et le gnègnin kini (une céréale de riz avec de la sauce d’arachide, bien qu’on utilise ici du mil), du couscous de mil et plusieurs fruits.

Fait marquant : les hommes ont aidé les femmes à servir les plats, et après le repas, ils sont même venus débarrasser, des situations rares à voir ici.

Dans ce village, les femmes transforment le fruit du karité en beurre de karité, et l’arachide en pâte. Elles sont engagées et contribuent beaucoup à l’économie de leur localité. Ils cultivent du coton, de l’arachide, du maïs, du haricot, entre autres.
Escale à Ségou, la ville des 4444 balazans (arbres)

Après cette belle découverte à Monzonblena, je vous emmène à Ségou, la ville des balazans.
Ségou fait partie des plus belles villes du Mali. Là-bas, tradition et modernité se mêlent harmonieusement.
C’est une ville très paisible où nous avons visité une parcelle de démonstration appartenant à des étudiants en agronomie.
Ils y cultivent :de la pastèque, du fonio (une plante que je n’avais jamais vue auparavant), de la calebasse, de l’arachide et du haricot
Ces étudiants sont en pleine pratique et font partie du futur de l’agronomie au Mali. Non loin de la parcelle, le fleuve répandait sa fraîcheur tout autour.
L’agriculture malienne, un secteur d’avenir
Ce voyage a été une grande découverte, une immersion dans de beaux villages qui font un merveilleux travail. L’agriculture fait partie des secteurs que l’on doit mettre au premier plan au Mali, vu son immensité et sa disponibilité en terre cultivable.
Ces agriculteurs font face à plusieurs difficultés :
Les défis du changement climatique
Le manque de soutien technique et financier
Le manque d’informations et de matériel adéquat
Certaines cultures de coton n’ont pas fonctionné cette année, une grande perte pour le pays, mais malgré tout, ils font de leur mieux.
Sur le plan éducatif, il est crucial de multiplier les Facultés d’Agronomie partout dans le pays. Ce serait une bonne solution pour pallier le chômage et cultiver l’autosuffisance alimentaire.
As tu déjà visité cette région du Mali ? Partage ton expérience !
Salut mes amis, j’espère que vous allez bien😇 merci de m’avoir lu☺️
Un grand merci pour votre soutien🥰, vos likes❤️ et commentaires 💬
Ça m’encourage beaucoup, à bientôt pour d’autres belles aventures😘
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