L’autre jour, j’ai eu une discussion sur le genre avec une dame. Comme beaucoup, je pensais d’abord à l’opposition hommes/femmes, avec des idées comme : « Les hommes se disent chefs de famille » ou « Les femmes refusent désormais de se soumettre et réclament leurs droits ».
Elle m’a regardé et m’a dit calmement : « Tu sais, le genre, ce n’est pas seulement une histoire d’hommes et de femmes. C’est bien plus large. »
Ses mots ont changé ma façon de voir les choses. Le genre n’est pas une guerre des sexes. C’est un concept qui nous concerne tous, sans exception. Comme moi avant, quand on parle de genre, beaucoup pensent directement « masculin » et « féminin », mais il va bien au-delà. Laissez-moi vous dire pourquoi.
Dans le genre, il y a les hommes et les femmes, oui, mais aussi les enfants, les personnes âgées, et les personnes en situation de handicap. Si l’on regarde encore plus loin, il inclut les riches et les pauvres, les instruits et les analphabètes, les malades et les bien portants. Bref, le genre englobe toutes les différences qui font de nous ce que nous sommes. Son but est que chacun ait les mêmes chances et les mêmes droits, en fonction de sa situation réelle.
Quand le mot « genre » est mal compris au Mali.
Aujourd’hui, au Mali, beaucoup utilisent le mot « genre » pour opposer les sexes, ce qui mène à un combat permanent entre hommes et femmes. Quand une femme parle de respect de genre ou de droits humains, elle est souvent la cible d’injures sur les réseaux sociaux. C’est triste, car nous devrions tous être assez ouverts d’esprit pour comprendre que chacun a sa liberté d’expression et que nous devons la respecter.
Le concept de genre est souvent mal interprété. Par exemple, certaines féministes ont avancé l’idée que les hommes et les femmes sont égaux sur tous les plans, y compris physique. Beaucoup de gens ne comprennent pas que l’égalité de genre ne concerne pas la force physique, mais l’égalité des droits et des chances. La véritable égalité n’est pas d’être identiques, mais de ne pas être désavantagé en raison de son genre. Le véritable objectif est d’inclure tout le monde et de donner à chacun ce dont il a besoin pour vivre dignement.
Genre et traditions : ennemis ou alliés ?
Beaucoup pensent que ces concepts sont étrangers au continent africain et ne sont pas compatibles avec nos traditions. Les traditions ne meurent pas, elles évoluent. Elles ne disparaissent pas, elles s’adaptent. Parler de genre ne signifie pas rejeter nos coutumes, mais plutôt les faire vivre dans un monde qui change.
Prenez le cas des rôles de genre traditionnels au Mali. Historiquement, une femme était souvent destinée à rester à la maison pour s’occuper des enfants, tandis que l’homme partait à la recherche du « pain quotidien » et prenait les décisions familiales. Pourtant, la réalité actuelle est plus complexe. Selon des études de l’UNICEF, les femmes maliennes sont en effet un moteur essentiel de l’économie. Elles sont majoritairement actives dans le secteur informel (commerce, agriculture, artisanat), et de nombreuses données indiquent que leur contribution financière est cruciale pour le foyer. Cette évolution montre que les traditions ne sont pas statiques ; elles s’adaptent à la nécessité et aux réalités économiques et sociales. L’étude du genre permet de reconnaître et de valoriser ces contributions, qui sont souvent invisibles ou minimisées.
Pas une guerre, mais un dialogue et des actions concrètes
Revendiquez vos droits, oui. Dénoncez les injustices, absolument. Mais il est inutile de transformer cela en guerre des sexes. Le dialogue est une arme bien plus puissante, mais il ne suffit pas toujours face aux structures de pouvoir patriarcales profondément ancrées. Pour que le dialogue soit efficace, il doit être accompagné de stratégies concrètes :
L’éducation et la déconstruction des stéréotypes : L’éducation à l’égalité de genre doit commencer dès le plus jeune âge pour déconstruire les rôles rigides attribués aux garçons et aux filles. On en parle pas assez c’est pour cela que beaucoup que le genre ne concerne que les hommes et les femmes.
Le renforcement du pouvoir des femmes (empowerment) : Il est crucial de soutenir l’autonomie financière et la participation politique des femmes pour qu’elles aient une voix forte et indépendante. Il est vrai que les femmes sont de plus en plus intégrées mais il reste quand même du travail.
L’implication des hommes comme alliés : Le combat ne doit pas être porté uniquement par les femmes.
Le genre n’est pas une menace ni un combat. C’est une chance. Une chance de construire une société plus juste, où chacun, homme, femme, enfant, vieux, riche, pauvre, instruit ou analphabète, trouve sa place.
Au fond, cette dame avait raison : le genre, c’est nous tous.
Pour célébrer la Journée mondiale de la paix, commémorée chaque 21 septembre, il était important de parler de genre, pour que tout le monde: féministes, hommes et femmes, jeunes ou âgés, en situation de handicap ou non se donne la main pour avancer et rendre ce monde plus agréable à vivre.
Bonne Journée internationale de la paix.
Hello guys! Hope you’re doing well!Merci, thank, aw ni tié🫶 comme on le dit en bambara de me lire🥰, de me suivre☺️, de liker❤️, de commenter🤗
Je suis vraiment reconnaissante car sans vous je n’ai pas le courage de continuer, vous êtes ma force.
N’hésite pas à me dire en commentaire le prochain sujet sur lequel tu voudrais qu’on parle!
Allez bye😇
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