Façonner, modeler, fabriquer, créer avec de l’argile des centaines de formes de récipients, d’ustensiles avec des motifs singulier propre qu’à notre pays. Voilà le travail des potiers de la maison de poterie de Bamako, un lieu que je ne pouvais imaginer existé dans la ville car pour beaucoup la poterie n’est pas vraiment un métier.

Au Mali, il fut un moment où on mangeait dans des casseroles en base d’argile, on cuisinait dedans et on donnait de la valeur à notre savoir faire local mais de nos jours ce n’est plus le cas.
Malaxer l’argile pour mieux le façonner, le mettre sur une sorte de rouleau et à l’aide des deux mains, créer un objet, fruit de notre imagination ensuite le mettre sous le feu pour l’endurcir, voilà le processus.
Dans un climat emprunt de chaleur et de convivialité, des hommes et des femmes et même des enfants s’affairent sur les pâtes d’argile, pour beaucoup cette activité reste une passion. Des formes longues, courtes, larges, petites, grandes, tout est là. A la maison de la poterie, on voit un Mali toujours attaché à sa culture, dans cet atelier, l’imagination est sans limite.
Des passoires, des tasses, gobelet, jarre, gourdes, pot de fleurs, pot d’encens sont entre autres les diverses formes qu’ils fabriquent. Des objets du quotidien qui sont achetés pour la plupart du temps par des étrangers.
Une réalité que déplore le responsable de l’atelier M. Kassim TRAORÉ qui ambitionne de créer un centre de poterie pour apprendre aux enfants ce métier qui promeut.
À cause du manque de soutient et d’accompagnement, l’atelier n’arrivent pas à toujours produire assez dû au manque d’infrastructures.
Dans cet atelier, ces potiers sont les rares personnes qui perpétuent la tradition car ce métier commencent à disparaître petit à petit. Une personne peut fabriquer 10 pots dans la journée mais avec une moule ce nombre pourrait doublé ou même triplé, un matériels très essentiels qui pourrait beaucoup servir à cet atelier.
Au Mali, on a tendance à donner plus de valeur à ce qui est ailleurs, alors que nos produits sont le plus souvent les meilleurs, fait de matières premières, sains et respectueux à l’environnement. Au lieu d’acheter des contrefaçons qui s’inspirent de nos objets fabriqués, pourquoi ne pas acheter ici et contribuer au développement de l’entrepreneuriat local.
Pourquoi ne pas encourager d’initiative aussi nobles, créer des centres pour apprendre des métiers telles que la poterie aux enfants, qui parfois par manque de repères ou d’activités se retournent vers les téléphones et deviennent des adultes oisifs, dans le chômage car à part la disciplines qu’ils ont étudié, ils ne sont bon en rien.
Comme l’a dit M.Traoré le métier ne chôme pas, et c’est ce dont le pays a besoin actuellement car les produits importés ont surplombé notre quotidien alors pourquoi ne pas fabriqué ce qu’on sait si bien faire car dans notre pays les activités artisanales ne manquent pas.
Salut les amis, j’espère que vous allez tous bien, merci à ceux qui sont toujours là pour me soutenir.
Je vous soihaite le meilleur❤️
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