Plus jeunes, on disait qu’après nos études on travaillerait directement, nous marierions et aurions beaucoup d’enfants. La réalité nous a été une désillusion et nous a réveillés d’un rêve tout rose.
Dans mon pays, généralement en zones rurales, les femmes n’étudient pas ou ne font pas de longues études ; elles travaillent aux champs, prennent soin des enfants et restent à la maison. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes filles nourrissent de grandes ambitions, étudient, cherchent du travail et réalisent leurs vœux. Je peux dire fièrement que je fais maintenant partie de ces femmes-là, même si le chemin reste encore long. J’ai récemment eu un Master en journalisme et communication et je suis plutôt fière de ce parcours. Un parcours ordinaire pour certains, mais qui signifie beaucoup pour moi. Ce stade de ma vie est le résultat de longues années d’études, de patience, de peines et d’épreuves.
Ce qui est triste, c’est qu’après tout ce sacrifice de soi, quelle issue ? Il n’y en a presque pas. On enchaîne les formations, les stages, les expériences professionnelles pour au final se retrouver sur un terrain vide, désert.
En tant que femme, on veut frayer notre chemin, briller de notre propre étoile, donner les résultats que nos parents ont toujours souhaité voir. Ce jour-là, j’étais contente, contente de recevoir ce bout de papier différent des autres, mais j’étais aussi triste, triste de n’avoir pas atteint ou réalisé mes attentes. Cet événement marque un début d’ambitions encore plus grandes, de détermination et de plus de motivation dans la poursuite de mes rêves.
Laisser un commentaire