Dans notre ère hyperconnectée, l’internet et les réseaux sociaux sont devenus des piliers incontournables de notre vie quotidienne. Malheureusement, cette connectivité a engendré une culture de superficialité et de jugement, où le paraître prime sur l’authenticité.

La tendance, c’est de rester à l’affût des dernières nouvelles, du buzz, c’est de discuter des choses les plus futiles qu’elles soient sur la vie de quelqu’un. On est commentataire, juge, critiquant du plus petit jusqu’au plus grand détail.
On publie l’assiette en diamant sur lequel on vient de déjeuner un plat de quelques milliards. L’extravagance, paraître le plus aisé, porter des vêtements conçus à base de pierres précieuses aux prix exorbitants, voilà ce qui attire le plus grands nombres d’internautes. Des polémiques autour de celui qui possède le plus de richesses matérielles, de comparaisons irraisonnées sur la vie des uns et des autres, voilà comment se dépeint le paysage médiatique au Mali.
Dans un pays désigné en voie de développement, la vantardise de bien est devenue la tendance, les sources de ces revenus sont méconnues de tous, mais tout le monde est séduit par cette vie de rêve qu’on veut montrer au grand public.
« Tout ce que tu vois sur les réseaux sociaux n’est pas réellement vrai ». Des mise en scène, des images dénuées de leur contexte, de toute façon, on est prêt à tout pour mener une vie qui suscite l’admiration. On s’insulte, on se moque, on discrimine, cela a atteint un tel niveau que même la mort de quelqu’un est devenu un prétexte pour gagner en abonnés et être la personne qui a partagé la nouvelle du siècle. Dans un pays, où la famine due à la guerre touche des familles entières, d’autres jettent l’argent par terre pour prouver leurs richesses.
Financer dans des projets en lien avec l’éducation, la santé où l’entrepreneuriat n’est pas à la mode et surtout ne feront pas la une des réseaux sociaux. On passe à côté de l’essentiel, on passe nos journées sur TikTok Cherchant des sujets sur l’apparence d’un tel, le code vestimentaire d’un autre, le meilleur mariage du siècle, le malheur d’un tel, mais jusqu’où irons nous?
On a même oublié qu’on était dans un pays dont le nord, est occupé par la guerre et que de nombreuses familles souffrent à cause de cela.
Il est vrai qu’on ne peut pas toujours être dans le sérieux, mais oublié qui l’on est à cause de ce que l’on fait n’est pas non plus le but recherché. Rappelons-nous de l’essentiel ❤️.
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