La calebasse de maman

Au petit matin il y avait dans la calebasse du bouilli de mil, on s’était rassemblé autour et l’avions bu à notre faim.
Vers midi, il y avait du couscous de maïs bien apprêté, encore une fois, nous nous étions rassemblés pour manger ensemble.
Et quand fut venu la nuit, il y avait du fonio cuit avec de l’arachide, c’était un plaisir encore d’être tous ensemble autour du plat. Il y avait toujours de grandes, petites, longues, larges calebasses dans nos maisons, on buvait dedans, se lavait les mains dedans. La petite calebasse en bois avait fait un long chemin, elles avaient mûri sur ces grands arbres du village et avaient été cueillies. C’était si sain d’y manger dedans.
Avant la nourriture était faite à la maison, elle n’était pas grasse, elle n’était pas malsaine. Des calebasses çà et là qui n’avait aucun effet sur nos aliments. La petite calebasse qui avait une si grande place sans nos vies ne les plus autant. Nos calebasses sont brisées et on mange dehors, au restaurant, car on pense avoir évolué. Les bons petits de nos calebasses sont durs à préparer et sont démodés dit on !

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