Hier j’étais entrain de lire le roman « Le devoir de violence » de l’écrivain Yambo Ouologuem et je suis tombée sur une partie qui m’a un peu étonné.
À la page 87 de ce livre on parle de la pratique de l’infibulation sur les femmes, il s’agit de coudre la partie intime d’une femme qui a commis l’adultère avant son mariage.
Cela a beaucoup attiré mon attention et j’avais entendu que l’infibulation existait toujours dans nos cultures, certaines ethnies la pratique encore. Cela doit être très dangereux car celles qui font cette pratique n’ont pas fait d’études certifiées.
Voici l’extrait sur la partie du livre que j’ai lu
《La matrone fait asseoir Tambira, jambes écartées, sur un gros mortier que l’on avait roulé jusque dans sa chambre. Et, tandis que la première vieille maintient la femme immobile, la seconde, à l’aide d’un couteau plutôt sale – ba’al ma yallah ! – pratique l’ablation du clitoris, incise puis avive les deux lèvres, les rapproche et les maintient dans cette position en les agrafant avec des épines. Ménageant sous cette << couture » un petit orifice (pour les besoins naturels), elle y introduit un bâtonnet évidé, enduit de beurre noir, attache enfin, l’opération terminée, par un triangle de morceaux de canne de mil, le bas-ventre de la femme. Du genou à la hanche. Jusqu’à complète guérison, interdiction de tout mouvement. Faisant allonger Tambira sur une natte d’osier tressé, elle lui défendit toute visite masculine, lui portant elle-même ses repas, et faisant ses courses》.
Ce livre de Yambo Ouologuem m’a beaucoup fait découvrir, auteur africain et Malien, il parle beaucoup des choses qui se passent réellement chez nous.
J’ai pu comprendre ce que cela consistait d’infibuler une personne. Selon moi, des pratiques comme telles sont brutales et doivent vraiment cesser. Encore c’est aux femmes de subir et supporter des traditions comme telles mais cela n’est que mon avis. Des pratiques similaires existent toujours, on les fait en cachette ou à la vue de tout le monde et dans certains cas les concernés sont consentants.
Laisser un commentaire